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Le renzisme en crise?

par Diego Giachetti, traduit par Henri Wilno (npa2009.org)

Depuis plus de deux ans, Matteo Renzi se met en scène comme un dirigeant jeune et énergique, capable de changer l’Italie. En réalité, il se situe dans la continuité des politiques d’austérité et anti-sociales engagées de longue date, tandis que les difficultés s’accumulent.

Constitué en février 2014 et dirigé par Matteo Renzi, le gouvernement italien actuel se situe, avec ses initiatives en rafales, dans la continuité d’une longue histoire entamée il y a plus de deux décennies. Divers gouvernements se sont succédé durant cette période marquée par la personnalité de Silvio Berlusconi. En fait, tous ceux qui ont gouverné ont visé à démanteler de grandes parties de l’Etat-providence, ont « révolutionné » le marché du travail au profit des employeurs, ont soutenu les intérêts des groupes économiques et financiers, ont introduit des changements profonds dans les institutions. En ce sens, le gouvernement de Matteo Renzi, qui détient également le poste de secrétaire du Parti démocrate (PD), se présente comme le stade suprême du berlusconisme.

Parti démocrate et gouvernement

Le Parti démocrate, formé en 2007, est issu de la dérive de l’ancien parti communiste italien et du rapprochement de celui-ci avec divers courants de centre-gauche. Il a finalement réalisé le rêve de tant de militants et d’électeurs : gouverner. Il l’a fait si bien que le pouvoir législatif en Italie  se situe de moins en moins au parlement. C’est le parti au pouvoir qui souvent fait les lois. Si l’on prend par exemple la loi sur les unions civiles, croyez-vous que les sénateurs ont discuté de ses mérites et des articles qui le composent ? Ils auraient dû le faire, conformément à la Constitution et au bon sens. Mais non, en fait, le sénat a discuté de procédures de vote car l’objectif était d’éviter que soient mises aux voix des propositions d’amendement. Et quand le PD a compris que les sénateurs voulaient quand même procéder au vote des amendements, il a réuni les dirigeants du parti dans cette assemblée et, sous la direction du secrétaire général et premier ministre, a appelé à un vote de confiance pour le gouvernement. Il en a été de même à beaucoup d’autres moments de vote sur la réforme de la Constitution.

Le Parti démocrate est devenu tellement de gouvernement qu’il fait des lois ou approuve des décrets qui délèguent des pouvoirs à l’exécutif. Ce fut le cas de notre engagement militaire en Libye. L’objectif déclaré est la guerre contre le terrorisme, mais la véritable cible est, non pas l’Organisation de l’Etat islamique, mais le contrôle et l’exploitation des ressources pétrolières de ce pays. Renzi a décidé de participer à l’opération militaire avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne. Pour faciliter la mise en oeuvre de cette décision sans passer par le parlement, a été voté un décret organisant le transfert d’unités militaires sous l’autorité  de l’Agence d’information militaire et de sécurité à l’étranger, gérée comme un service secret. Cela signifie que des éléments des forces armées passent sous la dépendance directe du  gouvernement et peuvent être utilisées par décision du premier ministre.

Les grands travaux de Renzi

En 2013, la banque américaine JP Morgan Chase & Co., inculpée par les autorités américaines pour ses responsabilités dans la crise des subprimes, a publié un rapport sur la zone euro, dans lequel les Etats du Sud de l’Europe sont invités à introduire des réformes structurelles allant dans le sens de l’austérité mais aussi des réformes profondes de leurs systèmes constitutionnels. Le rapport visait les constitutions adoptées après la chute des fascismes et considérées comme influencées par les idées socialistes, avec des droits « excessifs » pour les salariés et un pouvoir gouvernemental trop dépendant du parlement.

Le gouvernement Renzi a engagé une série de réformes en complète conformité avec ce rapport. En mars 2014 a été adoptée par les députés une loi électorale (Italicum) qui attribue la majorité des députés à la Chambre (54 %) à la liste qui obtient 40 % des voix (si au premier tour aucune liste n’atteint ce niveau, un ballotage oppose les deux listes arrivées en tête). Ensuite a été présentée la loi sur le travail  (Jobs Act), destinée à affaiblir, quasiment à effacer les règlementations relatives au travail. En même temps a été produite une mauvaise loi qui bouleverse le système scolaire. Plus récemment ont été présentées des modifications importantes au système constitutionnel datant de 1948 mais, comme ces dernières réformes n’ont pas obtenu la majorité des deux tiers du parlement en deuxième lecture, elles doivent être soumises à un référendum qui aura lieu cet automne.

La contre-réforme du marché du travail était censée créer des centaines de milliers de nouveaux emplois. Le premier ministre avait claironné hardiment des chiffres impressionnants : plus d’un million de nouveaux contrats de travail. Le chiffre s’est finalement stabilisé à 764 000 nouveaux contrats. Dommage que les magiciens des chiffres omettent de dire que 578 000 d’entre eux correspondent à la transformation de vieux contrats de travail en nouveaux « Jobs Act » et qu’une grande partie des emplois nouveaux ne sont que des contrats temporaires de quelques semaines ou quelques mois.

Renzi trébuche. Vers la chute ?

En tant que secrétaire du Parti démocrate, Renzi s’est engagé à fond dans la campagne des élections locales de juin dernier. Les résultats ont été très décevants : le PD a perdu les villes de Rome, Turin, Trieste et conservé de justesse Milan, tandis que Naples restait à un adversaire de Renzi. En fait, les démocrates n’ont gagné que dans les quartiers habités par les plus riches, les classes supérieures et moyennes.  Ils ont reculé dans les banlieues, où vivent les classes laborieuses et les éléments des couches moyennes déclassés par la crise : dans ces quartiers on vote « contre », peu importe pour qui, ou bien on ne vote plus. Les décennies d’imbrication de rapports amicaux, familiaux et d’intérêts communs entre les dirigeants du PD et le secteur financier et des affaires ont convaincu les exclus qu’ils ne le sont pas par incapacité mais du fait des abus de ceux qui sont au pouvoir, et ils utilisent leur bulletin de vote comme instrument de rétorsion.

Ces élections ont certainement eu un résultat insatisfaisant pour le Parti démocrate et les classes dirigeantes, mais cela ne signifie pas que le renzisme soit aujourd’hui en crise, cela montre seulement qu’il n’est pas en bonne santé. L’une des raisons de cette mauvaise santé se trouve dans le Parti démocrate.  Son caractère ne permet pas à Renzi, qui ne supporte pas la critique ni les conseils, et n’accepte que la diffusion et répétition de son discours par des porte-parole zélés, d’être un secrétaire de parti efficace. Renzi ne peut cependant quitter la direction du parti sans risquer de mettre en danger son poste de premier ministre. C’est le contrôle du parti qui lui a permis de devenir chef du gouvernement et pour le conserver, il choisit des collaborateurs dociles et soumis, sans grande autorité, avec l’inconvénient de ne pas disposer d’une base personnelle en province. Le parti est déchiré par des luttes intestines et les dirigeants centraux ne réussissent pas toujours à contenir l’arrogance des « satrapes » locaux. Il n’est pas facile de collaborer sur un pied d’égalité avec Renzi, vous ne pouvez que le seconder. Celui-ci ne dispose pas d’un groupe dirigeant consolidé au sein du parti, il est juste entouré de fidèles.

Après les élections locales a commencé une réaction en chaîne, renforcée également par la surprise du Brexit. Tout d’abord, les mauvais résultats ont battu en brèche le mythe qu’avec Renzi, le PD gagne. Le parti a reculé et le résultat du référendum constitutionnel à venir est incertain. Quant à la nouvelle loi électorale, le système à deux tours pourrait faire gagner le Mouvement 5 étoiles (M5S). Tout cela inquiète les différentes composantes de la majorité du PD. Dans les villes où le Parti démocrate a perdu, les dirigeants locaux s’agitent ou sont en colère. Un double risque se profile : d’abord, perdre le référendum constitutionnel que Renzi avait imaginé comme un  couronnement plébiscitaire ; ensuite, perdre les élections générales.

Les problèmes s’accumulent. Il y a les tensions récentes avec des juges et les difficultés importantes que rencontrent les banques italiennes. La loi sur les unions civiles a aliéné au gouvernement le monde ecclésiastique. Les syndicats se sentent humiliés parce qu’ils sont réduits au silence de manière féroce. Aussi une partie de l’élite du pouvoir accuse Renzi de s’agiter inutilement et l’attend au tournant sur les  négociations avec l’Union européenne sur les contraintes budgétaires. Comme l’économie italienne est en panne, Renzi veut obtenir un assouplissement des objectifs fixés pour stimuler l’investissement et la consommation. Si Bruxelles refuse, Renzi sera contraint à une nouvelle austérité stricte.La communauté Google Traduction a vérifié cette traduction. Vous aussi, aidez-nous à améliorer la qualité de nos services.

Au-delà du référendum, reconstruire une alternative

Par contre, Renzi n’a à s’inquiéter aujourd’hui ni de la soi-disant minorité de gauche du PD, confuse et faible, ni, contrairement à la France, de la présence d’un mouvement d’opposition sociale de vastes dimensions. Les dernières élections locales ont également été le terrain d’essai des listes nées à la gauche du Parti démocrate. Leurs résultats ont été partout modestes et la structuration de ce champ politique reste incertaine et confuse.

La reconstruction d’une alternative anti-néolibérale et anticapitaliste, capable d’interagir avec les couches populaires appauvries par la crise et les politiques gouvernementales, ne connaît pas de raccourcis possibles et devra commencer à partir d’une construction patiente du conflit social. C’est la la seule façon de créer les conditions favorables à une accumulation des forces, afin d’obtenir des victoires même petites, mais significatives, qui seraient autant de points d’appui pour avancer vers un dévoilement des noeuds de la modernité capitaliste. Il faut un projet politique et un engagement à long terme, une construction qui sera d’abord lente et ne se laissera pas dévier par l’affolement caractéristique de chaque élection.

C’est ainsi que le référendum de l’automne doit être abordé : il sera crucial d’unir la lutte démocratique pour la défense des droits constitutionnels fondamentaux, et le refus des politiques d’austérité et de la loi de finances. Notre premier ministre lui-même, qui a récupéré de son choc électoral, se bat sur deux axes : adoption de la loi de finances avant le référendum constitutionnel et puis, peu après, ce référendum et la victoire du oui… La campagne de Renzi s’appuie comme d’habitude sur des spots publicitaires, des phrases creuses et des promesses vagues, combinées avec des menaces de catastrophes si les choses ne se passaient pas comme il le souhaite, lui et ceux qui le soutiennent (parmi lesquels la Confindustria, l’organisation patronale).

Les bourgeoisies italienne et internationales sont très préoccupées d’un éventuel échec de Renzi au référendum. Il en résulterait l’ouverture d’une grave crise politique, car il n’existe pas d’alternative de gouvernement, modérée et crédible, à Renzi ; mais peut-être aussi d’une crise institutionnelle, du fait de l’incertitude sur le système électoral à utiliser dans d’éventuelles élections parlementaires anticipées, la Cour constitutionnelle devant encore statuer sur la nouvelle loi électorale. Les grandes forces économiques sont également préoccupées par les difficultés économiques de l’Italie et leurs répercussions possibles sur les équilibres précaires de l’Union européenne après le Brexit. Ces répercussions seraient d’autant plus fortes si une crise économique et une crise politique se combinaient. Et si Renzi gagnait le référendum mais dans un contexte de crise économique et financière, il pourrait ne pas réussir à empêcher un succès du M5S aux élections de 2018.

Dans tous les cas de figure, il est primordial que le mouvement ouvrier reprenne l’initiative et soit capable de redevenir un protagoniste sur la scène sociale et politique.


di Diego Giachetti

L’attuale governo italiano, coi suoi provvedimenti a raffica, si muove in piena continuità, e porta a compimento, una lunga storia iniziata più di due decenni orsono. Tutti quei governi hanno contribuito a smantellare parti importanti di stato sociale, hanno “rivoluzionato” il mercato del lavoro a vantaggio degli imprenditori, hanno sostenuto gli interessi dei gruppi economici-finanziari, hanno introdotto modifiche profonde nelle istituzioni. In questo senso il governo diretto da Matteo Renzi, che ricopre anche la carica di segretario del Partito Democratico (Pd), si configura come la fase suprema del berlusconismo.

Finalmente un partito di governo

Finalmente il Pd ha realizzato il sogno piantato nella testa di tanti militanti ed elettori: governare. L’ha fatto talmente bene che il potere legislativo in Italia è sempre meno del Parlamento. Le leggi le fa spesso il partito di governo. Prendiamo ad esempio il dibattito sulla legge riguardante le unioni civili. Credete che i senatori abbiano discusso della legge nel merito e negli articoli che la compongono? Così avrebbe dovuto essere, secondo la Costituzione e secondo il buonsenso. Invece no! Al Senato si è discusso di procedure formali, modalità di voto e, soprattutto, di stratagemmi per evitare che fossero poste in votazione proposte d’integrazione, modifiche, aggiunte, precisazioni. E quando il Pd ha capito che il Senato voleva procedere alla votazione degli emendamenti, ha riunito i vertici del partito in assemblea e sotto la regia del leader Segretario-Presidente del consiglio, ha chiesto di votare la fiducia al governo. Così è stato per tanti altri passaggi di votazioni riguardanti la riforma della Costituzione. Il Pd è diventato talmente di governo che fa lui stesso le leggi o fa approvare decreti che danno potere all’esecutivo. E’ il caso del nostro impegno militare in Libia. L’intento dichiarato è la guerra al terrorismo, ma il reale obiettivo non è l’Isis, bensì il controllo e lo sfruttamento delle risorse petrolifere ed energetiche di quel paese. Renzi ha deciso di partecipare all’operazione militare in Libia assieme a Stati Uniti, Francia, Gran Bretagna. Per agevolare tale scelta, senza passare per il Parlamento, alcuni mesi or sono è stato votato un decreto che dispone il passaggio di militari alle dipendenze dell’Agenzia d’informazioni e sicurezza per l’estero, gestiti come gli 007. Ciò significa che reparti delle forze armate passano alle dipendenze del governo e possono essere impiegati per decisione del capo del governo.

Le mani sulla democrazia e sul lavoro

Nel 2013 l’JP Morgan Chase & Co., una grande società finanziaria, incriminata dal governo americano perché considerata una delle principali responsabili della crisi dei sub prime, pubblicava un rapporto sul tema della regolazione dell’area dell’euro, nel quale si invitavano gli Stati del Sud dell’Europa a introdurre riforme strutturali improntate all’austerity, accompagnandole con altrettante incisive riforme degli impianti costituzionali. Si riferiva a quelle costituzioni, adottate dopo la caduta dei fascismi, ritenute influenzate dalle idee socialiste, con eccessivi diritti riconosciuti ai lavoratori e con un potere governativo troppo vincolato dalla sovranità parlamentare. Il governo Renzi ha preso alla lettera questo invito e con una serie di “riforme” si è messo in regola. Nel marzo del 2014 è stata approvata la riforma del sistema elettorale (Italicum) che assegna la maggioranza dei deputati alla Camera (54%) al partito che ottiene il 40% dei consensi. Se al primo turno nessun partito raggiunge quella quota, si va al ballottaggio tra i primi due classificati. Poi è stato introdotto il Jobs Acts, destinato ad affievolire, fino a quasi cancellarle le tutele normative riguardanti il lavoro. Contemporaneamente si è prodotta una pessima legge che stravolge il nostro sistema scolastico. Recentemente sono state approvate sostanziali modifiche all’impianto costituzionale del 1948. L’JP Morgan Chase & Co può stare tranquilla. Renzi e il suo governo hanno fatto, bene e in fretta, i compiti assegnati. Come prevede l’articolo 138 della Costituzione, la riforma approvata senza la maggioranza dei due terzi del Parlamento in seconda lettura va sottoposta a referendum. A breve quindi si andrà alle urne.

L’anno in corso porta con sé un bilancio anche numerico di ciò che è accaduto e sta accadendo. La sbandierata controriforma del mercato del lavoro, detta jobs act, che ha ulteriormente indebolito il potere contrattuale e le tutele dei lavoratori, avrebbe dovuto creare centinaia di migliaia di nuovi posti di lavoro. Preso dal sogno performativo, anche il Premier inizialmente sbandierò cifre sbalorditive: più di un milione di nuovi contratti, poi la cifra si stabilizzò su 764 mila nuovi contratti in più del 2015. Peccato che gli stregoni dei numeri omettessero di dire che di questi ben 578 mila erano trasformazioni di vecchi contratti di lavoro in nuovi modello jobs act e che una parte consistente dei nuovi posti di lavoro altro non sono che lavori precari di poche settimane o mesi.

Renzi inciampa. Cadrà?

Come segretario del Pd il Premier si è speso a fondo nella recente campagna elettorale per le amministrative, con risultati deludenti. Il Pd vince solo nei quartieri dell’alta e media borghesia, dove vivono i ceti più abbienti, mentre perde consensi nei quartieri periferici, dove vivono ceti popolari e classi medie declassate dalla crisi, che votano a prescindere contro o non votano più. L’intreccio decennale tra rapporti amicali, familiari e d’interesse, col mondo finanziario e imprenditoriale delle amministrazioni a guida Pd, ha convinto gli esclusi di essere tali non per incapacità ma per sopruso e si sono vendicati col voto. La tornata elettorale evidenzia certo un risultato insoddisfacente per il Pd e per le classi dominanti, ma è ancora poco per affermare che il renzismo sia in crisi, dimostra solo che non gode di buona salute. Una delle ragioni dello stato cagionevole di salute è proprio il partito. Il carattere non aiuta Renzi a esser un buon segretario del partito. Egli non sopporta critiche e meno che mai consigli. Accetta solo la condivisione e la ripetizione del suo dire da parte dei solerti portavoce della sua ragione. Renzi non può rinunciare a essere segretario del partito, ne va del suo governo. E’ stato grazie all’acquisito controllo del partito che è diventato capo del governo. Se vuole continuare nella sua opera governativa, deve mantenere uno stretto controllo sul partito. Per questo scopo si è scelto collaboratori docili e arrendevoli, privi di grande autorità, che hanno un difetto: non possono contare in provincia su un seguito personale. Ciò contribuisce a rendere difficile il governo del partito, dilaniato da lotte interne. I dirigenti centrali non sempre riescono a contenere la prepotenza dei “satrapi” locali. Non è neanche facile collaborare alla pari con Renzi, lo si può solo assecondare. Renzi non ha una classe dirigente consolidata, neanche dentro il partito, è solo circondato da fedelissimi. Ha una vaga conoscenza del suo partito, frettolosamente proiettato, com’è stato, dalla segreteria al governo.

Dopo le elezioni amministrative è iniziata una reazione a catena, complice anche la “botta” della Brexit. In primo luogo le amministrative hanno distrutto il piccolo mito: con Renzi il Pd vince. Il partito ha perso consensi, l’esito del referendum istituzionale non è scontato, il doppio turno elettorale potrebbe far vincere il Movimento 5 Stelle. Tutto ciò preoccupa la maggioranza bulgara che sostiene la segreteria Renzi. Gli azionisti dei vari pacchetti che sorreggono la maggioranza iniziano a smarcarsi. Nelle città dove il Pd ha perso, i dirigenti locali rumoreggiano o sono arrabbiati. Intravedono un doppio rischio: perdere il referendum istituzionale che Renzi aveva immaginato come sua incoronazione plebiscitaria e perdere le elezioni politiche, perché l’Italicum rischia di consegnare la vittoria a Grillo. Fanno da corollario alla crisi del partito di maggioranza la recente ruggine coi giudici, le crisi bancarie che hanno scosso i santuari della finanza. La legge sulle unioni civili ha alienato le simpatie del mondo ecclesiastico. I sindacati si sentono umiliati perché messi a tacere con battute feroci. Anche una parte delle élite del potere rimprovera Renzi di muoversi con una determinazione inutile e dannosa e lo attendono al varco sui temi riguardanti la trattativa sul deficit con l’Europa dov’è in discussione l’obiettivo di rientro dal debito. Se il tentativo di cambiare verso all’Unione fallisse, se la risposta di Bruxelles fosse negativa, addio tagli alle tasse e spinta ai consumi. Ci sarebbe una nuova stretta di austerità.

L’ultima delle preoccupazioni

Di due cose, per ora Renzi e il suo partito, non devono preoccuparsi: la cosiddetta minoranza interna, ininfluente e vistosamente confusa e debole, e la presenza di un movimento di opposizione sociale di vaste dimensioni che in Italia, a differenza della Francia, non c’è stato e non c’è. Le recenti elezioni amministrative sono state anche il banco di prova per le liste nate alla sinistra del Pd. I risultati ottenuti sono stati ovunque modesti e il futuro organizzativo di quest’area appare incerto e confuso. La possibilità di ricostruire un’opzione antiliberista e anticapitalista, capace di interloquire con strati popolari impoveriti dalla crisi e dalle politiche del governo, non conosce scorciatoie possibili e dovrà ripartire da una paziente costruzione del conflitto sociale. Solo così si potranno dare le condizioni favorevoli per accumulare forze, ottenere vittorie anche piccole ma significative, in grado di proseguire fino all’individuazione dei nodi di fondo della contemporaneità capitalistica. Serve un progetto politico e un impegno di lungo periodo, una costruzione lenta che aumenti di velocità man mano che accumula forza, senza lasciarsi travolgere, ogni volta che va a votare, dall’affanno elettorale, con esiti poi di dubbia soddisfazione. Questo è il compito e l’obiettivo che ci si deve porre a partire dallo scontro referendario dell’autunno, in cui cruciale diventa la possibilità di unire la battaglia democratica per la difesa di fondamentali diritti costituzionali e quella contro le politiche dell’austerità e della legge finanziaria di quest’autunno. E’ il nostro capo del governo stesso che, ripresosi dallo choc elettorale, ha aperto la campagna estiva sul duplice fronte che prevede l’approvazione della legge finanziaria, prima del referendum costituzionale e poi, subito dopo, elezioni e vittoria del sì alla riforma, …. secondo la volontà di Renzi, sorretta come al solito da tanti spot pubblicitari, frasi e promesse vaghe, unite a minacce di disastri epocali se le cose non andranno come lui e quelli che lo sostengono (tra cui la Confindustria, l’Associazione dei padroni) desiderano.

La borghesia italiana, ma anche quella internazionale sono molto preoccupate di una eventuale sconfitta di Renzi nel referendum ed utilizzeranno quindi tutti gli strumenti a loro disposizione perché non si produca. Essa potrebbe infatti aprire una grave crisi politica non essendo disponibile una credibile alternativa moderata di governo, ma forse anche una crisi istituzionale data l’incertezza su quale sistema elettorale utilizzare nel caso di elezioni politiche, essendo la nuova legge elettorale di Renzi ancora sub iudice della Corte Costituzionale.

Le grandi forze economiche sono però non meno preoccupate della difficile situazione economica dell’Italia e delle sue ripercussioni nei difficili equilibri dell’Unione Europea dopo la Brexit, tanto più se crisi politica e crisi economica si congiungessero.

Per altro anche una vittoria di Renzi nel referendum, ma in un contesto di gravissima crisi economica, potrebbe non scongiurare l’affermazione del M5S nelle elezioni politiche del 2018.

Più che mai decisivo e indispensabile per noi è che il movimento delle lavoratrici e dei lavoratori riprenda l’iniziativa e sia capace di tornare protagonista sulla scena politica e sociale.