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La nature ambiguë du Mouvement 5 Etoiles

di Franco Turigliatto, traduit par Henri Wilno (npa2009.org)

Le Mouvement 5 Etoiles a été fondé en septembre 2009 par le comique Beppe Grillo. Où en est cet « OVNI » politique qui, sur fond de recul important des luttes et de la conscience des classes populaires, capte une large partie de cet électorat ?

La victoire du Mouvement 5 Etoiles (M5S d’après ses initiales en italien) et de ses jeunes candidates Virginia Raggi et Chiara Appendino, aux élections municipales de Juin 2016 dans deux villes symboles de l’Italie (la capitale, Rome et la principale ville industrielle du pays, Turin), a ravivé beaucoup de questions sur le rôle politique et la nature du groupe fondé par le comédien Beppe Grillo.

Les fondateurs et les dynamiques électorales

Les premières étapes pour construire les « Amis de Beppe Grillo » datent de 2005-2006, mais ce sont les deux jours de mobilisation du « Vaffanculo Day » (la journée du « va te faire foutre » !), en 2007 et 2008 contre la caste politique, qui ont créé les conditions pour la fondation en septembre 2009 du Mouvement 5 Etoiles.

Les premiers tests électoraux aux élections locales ont été modestes et il a fallu attendre 2012 pour que le M5S obtienne ses premiers résultats significatifs dans certaines villes, parmi lesquelles Gênes et en particulier Parme, où le M5S a remporté la mairie de cette capitale de province. Cela a été le point de départ pour un grand succès aux élections générales de 2013, où le M5S est devenu le premier parti avec 8 691 106 voix, 25,56 %, contre 25,42 % au Parti démocrate (PD). Ce dernier a cependant obtenu 29,18 % des voix avec ses alliés, ce qui lui a permis de bénéficier de la prime majoritaire pour la Chambre des députés.

Lors des élections européennes de 2014, le M5S a fait un score de 21,16 %, face au résultat exceptionnel du PD (40,81 %) et à Forza Italia de Berlusconi en forte baisse (16,81 %). En 2016 sont donc arrivées les victoires à Rome et à Turin, les résultats du M5S étant plus contenus à Milan et Bologne, et surtout à Naples où le maire sortant, Luigi De Magistris, a été réélu à la tête d’une coalition citoyenne et de gauche.

Des sondages récents indiquent, en cas d’élections parlementaires, des intentions de vote à peu près égales (autour de 30 %) pour le PD et le M5S, ainsi que pour une liste unitaire de la droite.

Deux hommes ont construit et défini le projet politique du M5S. D’abord, le showman, Beppe Grillo, connu pour ses tirades contre la caste politique, la corruption et la destruction de l’environnement, et capable d’une grande emprise sur un large public. Mais aussi le chef d’entreprise Gianroberto Casaleggio, propriétaire d’une grande société, Casaleggio Associati, spécialisée dans la communication et le marketing, ce qui a permis la formation d’une organisation centralisée et contrôlée grâce à un réseau internet. Le M5S est une force politique très verticale, avec un rôle dominant des deux leaders. La mort récente de Casaleggio n’a pas changé cette configuration car le rôle du père a été repris par son fils, qui gère aujourd’hui la société. Cependant, le développement du mouvement et sa présence dans les institutions ont accru le poids des dirigeants des groupes parlementaires à la Chambre et au sénat. Au niveau national a été formé un comité directeur de cinq personnes, mais Grillo se réserve toujours le dernier mot .

Nature et caractéristiques du M5S

Quelles sont les caractéristiques de ce mouvement ? En utilisant une vieille terminologie marxiste, nous dirions que c’est un mouvement petit-bourgeois par la composition de son groupe dirigeant, son programme politique et ses objectifs : démocratiser et rationaliser la société et le fonctionnement des institutions, porter des coups à la corruption et aux privilèges, imposer la transparence des actes publics et le contrôle des citoyens via le web. Le système capitaliste n’est en rien remis en cause, seuls sont contestés ses excès et la corruption de ses gestionnaires politiques. Le M5S ne mène donc pas de véritables campagnes contre les politiques économiques libérales dominantes ou contre l’austérité capitaliste. Son principal slogan est la revendication de l’honnêteté et son thème politique central est la lutte contre les privilèges de la classe politique ; le mouvement se présente comme le « purificateur » et le « sauveur » de la société.

Le M5S prétend donc n’être ni de droite ni de gauche, non seulement parce qu’il le pense, mais aussi parce qu’il utilise consciemment un mélange de langages, messages et propositions concrètes qui lui permettent de s’attirer des sympathies de droite comme de gauche. Sur certains terrains, l’environnement, les transports, les droits civils ou l’énergie, il porte un discours de gauche et les militants du M5S participent activement aux mobilisations sur ces questions. Sur d’autres terrains, les migrants, les droits des salariés du secteur public ou le rôle des syndicats, ce sont généralement les thématiques de droite qui sont reprises. Longue est la liste des déclarations aux accents clairement xénophobes de certains de ses dirigeants ou militants, destinées à recueillir le soutien de secteurs populaires dépolitisés ou situés à droite.

L’habileté du groupe dirigeant est justement d’avoir su construire une image ambiguë, mais crédible. L’opération a été possible parce qu’elle correspond à une très forte chute de la conscience de classe des travailleurs, ainsi qu’au niveau moyen de conscience politique de larges couches populaires qui ne supportent plus leur situation et veulent un changement. Ces dernières, faute d’une organisation de classe et de réponses collectives, pensent trouver une réponse dans les positions “anti-caste” du M5S.

La croissance rapide de ce mouvement ne peut pas s’expliquer si l’on ne prend pas en considération ce qui s’est produit dans la première décennie de ce siècle : les grandes luttes des travailleurs et des mouvements sociaux, leurs défaites désastreuses, l’échec du gouvernement Prodi de centre-gauche (2006-2008) et celui du Parti de la Refondation communiste. Tous ces événements ont entrainé une profonde désillusion et la démoralisation de larges secteurs de la classe ouvrière, avec un effondrement de la conscience de classe même dans ses formes les plus élémentaires. La crise économique de 2008 et les politiques d’austérité destructrices ont porté ces phénomènes à l’extrême : la classe ouvrière n’est plus un sujet politique.

Le programme du mouvement de Grillo

Le M5S a critiqué certaines décisions de politique étrangère et d’intervention militaire des gouvernements successifs, mais il ne remet pas en cause le rôle de l’Italie comme puissance capitaliste et impérialiste. Pour ce qui est de l’Union européenne, il a pris des positions contradictoires en fonction des circonstances, oscillant entre la sortie de l’euro et d’autres propositions beaucoup plus modérées. L’adhésion des députés européens du M5S au même groupe du parlement européen que l’UKIP de Nigel Farage exprime toutes les ambiguïtés de Grillo, tout en ne signifiant pas une adoption des choix politiques du parti britannique d’extrême droite.

Le M5S est une force très institutionnelle ; il mène des batailles démocratiques au parlement et s’oppose aujourd’hui au projet de Renzi de réforme de la constitution italienne de 1948. Mais il ne cherche pas à faire converger cette action avec une mobilisation démocratique de masse, et encore moins avec des initiatives du mouvement ouvrier. Il ne se préoccupe pas non plus d’élaborer un véritable programme sur les questions du travail et de la précarité pour faire face aux conditions dramatiques dans lesquelles vivent les classes populaires après des années d’austérité.

Le mouvement de Grillo propose comme objectif central l’introduction d’allégements fiscaux supplémentaires pour les petites et moyennes entreprises, considérées comme la pièce maîtresse du développement, et un incertain revenu de citoyenneté pour ceux qui restent sans travail (en fait, une forme de charité). Ne figurent dans son programme ni la remise en cause des dogmes du capitalisme libéral, ni la nécessité d’une nouvelle intervention publique forte dans l’économie, ni la réduction générale du temps de travail, ni la défense des conventions collectives de travail. Rien d’étonnant, étant donné sa nature interclassiste.

Ses dirigeants, issus de la petite bourgeoisie, exercent divers types de métiers dont des professions libérales. Les militants de base viennent de divers horizons, ce sont des hommes et des femmes qui exercent un travail soit indépendant, soit salarié, plutôt de nature intellectuelle, mais pas seulement. Une partie d’entre eux sont précaires.

Beaucoup moins présents sont les militants issus de l’industrie et de la classe ouvrière « traditionnelle ». Par contre, nombreux sont les travailleuses et travailleurs des secteurs privé et public (avec parmi eux des délégués syndicaux de base) qui votent pour les candidats du M5S. Les récentes élections municipales ont montré la capacité du mouvement de Grillo à capter des votes significatifs de secteurs pauvres et marginalisés, désespérés de trouver une alternative à la situation dans laquelle ils se trouvent.

Structure interne et rapports avec les autres forces

La structure interne a été construite pour assurer le plein contrôle des deux principaux dirigeants sur l’ensemble de l’organisation. Les décisions sont prises en ligne rapidement par un vote des membres -peut-être pilotés- et sans véritable débat public. Et cela se passe de la même façon pour l’expulsion des membres considérés comme n’étant pas en conformité avec les bases de l’organisation ou tout simplement pas alignés sur les positions officielles. La structure de base du M5S est celle des « meet-up » (rencontres électroniques, initiées par en haut à partir du réseau du mouvement), rares sont les réunions physiques directes. Celles-ci ont cependant montré leur importance dans les périodes de campagne électorale.

Le fonctionnement interne du M5S est donc très discutable d’un point de vue démocratique. Par ailleurs, il fait preuve d’un comportement fondamentalement sectaire envers les autres forces politiques. Pour les membres du M5S, seul leur mouvement existe : toutes les autres forces font partie de l’ancien système à régénérer et appartiennent à un monde extérieur « impur ». Le M5S préconise la participation des citoyens, mais seulement dans le cadre de ses méthodes et s’ils assimilent les formes sous lesquelles le mouvement exerce ses activités. Il ne pense pas que cette participation puisse être structurée dans le sens d’une construction sociale autonome et se méfie des structures indépendantes de ses propres initiatives.

Le gouvernement de villes comme Rome et Turin expose aujourd’hui le M5S à une forte offensive de ses adversaires politiques, comme à d’énormes problèmes politiques et administratifs. Il sera important de suivre les dynamiques qui se produiront.

Le succès du mouvement de Grillo, qui amène certains secteurs à nourrir envers lui des illusions déplacées, met en évidence la défaite et la crise de la gauche dans notre pays. Mais il n’est pas dans la nature du M5S de travailler pour faire surgir le mouvement social de masse indispensable afin de contrer les politiques des patrons et des gouvernements qui les représentent. Comme ils l’ont fait jusqu’à présent, les « grillistes » chercheront à récolter au plan électoral les bénéfices du mécontentement de la population, en dénonçant quelques-uns, mais seulement quelques-uns, des méfaits du gouvernement sans remettre en cause le marché et les règles du capital.

Il n’y a pas de raccourcis dans la tâche de reconstruction d’un mouvement de masse des travailleurs et une organisation de classe anticapitaliste. Le phénomène M5S ne fait que le confirmer.


L’ambigua natura del M5S

di Franco Turigliatto

La vittoria del Movimento 5 Stelle con le sue giovani candidate Virginia Raggi e Chiara Appendino nelle elezioni municipali del giugno 2016 in due città simbolo dell’Italia, la capitale Roma e la principale città industriale del paese, Torino, ha riproposto numerosi interrogativi sul ruolo politico e sulla natura della formazione fondata dal comico Beppe Grillo.

I fondatori e la dinamica elettorale

Datano al 2005-2006 le prime iniziative per costruire i meetup “Amici di Beppe Grillo”, ma sono le due giornate di mobilitazione del “Vaffanculo Day” del 2007 e 2008 contro la Casta politica che costruiscono le condizioni per la fondazione nel settembre del 2009 del Movimento 5 Stelle.

Le prime prove elettorali nelle elezioni locali sono modeste; solo nel 2012 il M5S ottiene i primi risultati positivi in alcune città, tra cui Genova e soprattutto Parma dove elegge il sindaco di questa città capoluogo di provincia. È il punto di partenza per il grande successo nelle elezioni politiche del 2013 in cui diventa il primo partito con il 25,56% dei voti (8.691.106) contro il 25,42% del PD che tuttavia, insieme alle sue forze alleate, ottiene il 29,18% e conquista il premio di maggioranza per la Camera dei deputati.

Nelle elezioni europee del 2014 il M5S ottiene il 21,16% di fronte al risultato eccezionale del PD, (40,81%) e con Forza Italia di Berlusconi ai minimi termini (16,81%). Nel 2016 arriva la vittoria a Roma e Torino; più contenuti sono i risultati di Milano e Bologna e soprattutto di Napoli dove il sindaco uscente, Luigi De Magistris, espressione di una coalizione civica e di sinistra, viene confermato.

Gli ultimi sondaggi nel caso di elezioni politiche indicano una quasi parità di intenzioni di voto (intorno al 30%) sia per il PD che per il M5S ed anche per una lista unitaria delle destre.

Due uomini hanno costruito e definito il progetto politico del M5Stelle: l’uomo di spettacolo, Beppe Grillo, noto per le sue invettive contro la casta politica, la corruzione e le distruzioni ambientali, capace di grande presa su un largo pubblico e il manager Gianroberto Casaleggio, proprietario di una importante azienda, la Casaleggio Associati, società specializzata in comunicazione e marketing; quest’ultimo ha garantito la formazione di una organizzazione centralizzata e controllata attraverso la rete. Il M5S è una forza politica estremamente verticistica con un ruolo dominante dei due leader. La morte recente di Casaleggio non ha modificato questo assetto di fondo perché il ruolo del padre è stato assunto direttamente da suo figlio oggi gestore della società prima richiamata. Tuttavia lo sviluppo e la presenza del movimento nelle istituzioni, hanno accresciuto il peso degli esponenti che guidano i gruppi parlamentari alla Camera e Senato ed è stato formato su scala nazionale un comitato direttivo di 5 persone anche se Grillo si riserva pur sempre l’ultima parola.

Natura e caratteristiche del M5S

Quali sono le caratteristiche di questo movimento? Se volessimo usare una vecchia terminologia marxista dovremmo dire che questo è un movimento piccolo borghese, per la composizione dei suoi gruppi dirigenti, per il suo programma politico, per le finalità che si propone: democratizzare e razionalizzare la società e il funzionamento delle istituzioni, colpire la corruzione e i privilegi, imporre la trasparenza degli atti pubblici e il controllo dei cittadini tramite il web. Il sistema capitalista non è in discussione in nessuna forma; sono in discussione i suoi eccessi e la corruzione dei suoi gestori politici. Per questo il M5S non conduce una vera campagna politica contro le politiche economiche liberiste dominanti e contro l‘austerità capitalista. La parola d’ordine centrale è la rivendicazione dell’onestà e il tema politico centrale è la lotta contro i privilegi della casta politica; il movimento è visto come il “purificatore” e “salvatore” della società. Conseguentemente questa forza dichiara di essere né di destra, né di sinistra, non solo perché lo pensa, ma perché consapevolmente e abilmente usa di volta in volta un mix di linguaggi, messaggi e proposte funzionale ad attirare simpatie sia a destra che a sinistra. Su alcuni terreni, quelli ambientali, sui trasporti, sui diritti civili, sull’energia sono espressi contenuti di sinistra e i militanti del M5S partecipano attivamente ai movimenti che si producono su questi temi. Su altri terreni, la questione dei migranti, i diritti dei lavoratori pubblici, il ruolo dei sindacati, sono invece riprese tematiche tipicamente di destra; lunga è la lista di dichiarazioni di alcuni suoi esponenti con chiari accenti xenofobi per raccogliere consensi in settori popolari spoliticizzati o anche di destra. La capacità del gruppo dirigente è proprio quella di costruire una immagine a più facce ambigua, ma credibile. L’operazione è stata possibile perché corrisponde alla caduta della coscienza di classe tra i lavoratori, riuscendo a rapportarsi al livello medio di coscienza politica di vasti strati popolari che trovano insopportabile la loro condizione, vogliono un cambiamento ma, privi di un’organizzazione di classe e di risposte collettive, lo ricercano intorno alle posizioni “anticasta” del M5S. Lo sviluppo impetuoso di questo movimento non sarebbe infatti spiegabile senza prendere in considerazione quel che è avvenuto nel primo decennio del secolo, le grandi lotte dei lavoratori e dei movimenti sociali, le disastrose sconfitte subite, il fallimento del governo Prodi di centro sinistra (2006-2008) e del Partito della Rifondazione comunista, tutti avvenimenti che hanno ingenerato una profonda disillusione e demoralizzazione in vasti strati della classe lavoratrice e un crollo della coscienza di classe anche nelle sue forme più elementari. La crisi economica sopraggiunta nel 2008 e le distruttive politiche dell’austerità hanno portato all’estremo questi fenomeni: la classe lavoratrice non è stata più un soggetto politico.

Le politiche del movimento di Grillo

Il M5S ha criticato alcune scelte di politica estera e di intervento militare dei governi che si sono succeduti, ma non mette in discussione il ruolo dell’Italia in quanto potenza capitalista ed imperialista, e per quanto riguarda l’Unione Europea ha assunto posizioni contradditorie a seconda delle circostanze che oscillano tra la proposta dell’uscita dall’euro, ad altre assai più moderate e riformiste rispetto all’istituzione europea. L’adesione al gruppo parlamentare europeo insieme all’UKIP di Farage esprime tutte le ambiguità del partito di Grillo, pur non significando l’assunzione delle scelte politiche dell’estrema destra inglese.

Il M5S è anche una forza molto istituzionalista: conduce battaglie democratiche in parlamento ed oggi si batte contro la controriforma istituzionale di Renzi che stravolge la costituzione del 1948, ma non cerca di unire questa azione a una mobilitazione democratica di massa, tanto meno a un movimento operaio attivo. Tanto meno dispone di un reale programma volto ad affrontare le condizioni drammatiche in cui vivono le classi popolari dopo anni di austerità, a partire dalla questione del lavoro e della precarietà.

Il M5S propone infatti come suo obiettivo centrale l’introduzione di ulteriori agevolazioni fiscali per le piccole e medie aziende considerate il fulcro dello sviluppo e un incerto reddito di cittadinanza per chi resta senza lavoro (nei fatti una elemosina). La rimessa in discussione dei dogmi liberisti del capitalismo, la necessità di un nuovo forte intervento pubblico nell’economia, la riduzione generalizzata dell’orario di lavoro, la difesa dei contratti collettivi di lavoro non sono nel suo programma. Non a caso, data la sua natura interclassista.

I suoi gruppi dirigenti provengono dalla piccola borghesia, da operatori sociali ed economici di vario tipo e dalle professioni liberali. I suoi militanti di base hanno varia provenienza, sono lavoratrici e lavoratori sia del lavoro autonomo che dipendente, a carattere intellettuale, ma non solo. Una parte di loro sono precari.

Molto meno sono i militanti che provengono dai luoghi di lavoro dell’industria e dalla “tradizionale” classe operaia. Sono però numerose/i le lavoratrici e i lavoratori privati e pubblici ed anche parecchi delegati di base sindacali che votano il M5S. Le recenti elezioni comunali hanno mostrato la capacità del movimento di Grillo di catalizzare il voto di significativi settori di popolazione impoverita e marginalizzata alla ricerca disperata di trovare una alternativa alla situazione in cui si trova.

La struttura interna e il rapporto con altre forze

La struttura interna è stata costruita per garantire il pieno controllo dei due dirigenti principali sull’insieme dell’organizzazione politica; le decisioni sono prese rapidamente on line con voto degli iscritti, forse pilotato e senza una reale discussione pubblica. E così avviene anche per le espulsioni degli iscritti considerati non in regola con le disposizioni dell’organizzazione o più semplicemente non allineati con le posizioni ufficiali. La struttura di base del M5S sono i cosiddetti meetup attraverso cui passano le iniziative; più rare sono le riunioni dirette di base che tuttavia hanno assunto una maggiore rilevanza nei periodi di campagna elettorale.

La vita interna del M5S risulta quindi molto discutibile dal punto di vista democratico; inoltre è una formazione tendenzialmente settaria verso le altre forze politiche; esiste solo il loro movimento; tutti gli altri fanno parte del vecchio sistema da rigenerare ed appartengono a un mondo esterno “ impuro”. Il M5S propugna la partecipazione dei cittadini, ma solo nel quadro delle sue metodologie e se si assimila alle forme con cui esso opera. Non pensa che questa partecipazione possa strutturarsi nel senso di un’autonoma costruzione sociale, per cui diffida delle strutture sociali indipendenti dalla propria iniziativa.

Il governo di città come Roma e Torino espone oggi il M5S a una forte offensiva dei suoi avversari politici ed ad enormi problemi politici ed amministrativi. Sarà importante seguire le dinamiche che si produrranno.

Anche perché il successo del movimento di Grillo evidenzia la disfatta e la crisi della sinistra nel nostro paese e spinge alcuni suoi settori a nutrire mal riposte illusioni su questa formazione politica. Non è nella natura del M5S lavorare per suscitare quel movimento sociale e di massa indispensabile per combattere le politiche dei padroni e dei governi che li rappresentano.

Come hanno fatto finora, cercheranno di raccogliere i frutti sul piano elettorale del malcontento presente nella popolazione denunciando alcune, ma solo alcune, delle malefatte del governo senza mettere in discussione il mercato e le regole del capitale.

Non ci sono scorciatoie al lavoro di ricostruzione di un movimento di massa del lavoratori e di una organizzazione di classe anticapitalista. Il ruolo del M5S non fa che confermarlo.